blague écologique

il faudrait au dire de la spécialiste que les 7 milliards d’individus de la planète se mettent à vivre de manière écologique, alors là je dis blague car je crois que la désécologisation du monde n’est fait que par une minorité pour cette propre minorité et que la majorité n’est que contrainte de gré ou de force non pas à adopter ce mode de la minorité mais à rendre ce mode possible à la minorité, la minorité force une majorité non pas à vivre comme elle mais à lui fournir les moyens de vivre comme elle veut vivre, maintenant prenons le thème facile de la machine à laver le linge et du grille-pain, tout commence ainsi,

OPERA 10.01 une merveille

il nous prévienne monstre de vitesse, on se dit bof mais dès le démarrage on comprend vraiment le progrès, l’ordinateur même ancien réagit incroyablement, de plus on était limité avant dans la généalogie, il ne lisait pas les visualiseurs, mais ça y est c’est impeccable, opera va décoller, je tenais à le dire quelque part,

Ne pas craindre de se répéter

ligne devant ligne derrière, la ligne est autant devant que derrière, partir en ligne derrière c’est l’assurance de revenir en ligne devant, partant en ligne derrière on cherche le plus loin possible derrière mais en ligne, ce sera toujours la ligne tant qu’on restera en ligne, la ligne ne doit pas se briser, se qui se brise c’est le poignet et donc le coude gauche pour un brin de montée suivant les possibilités de chacun et le coeur que l’on veut mettre dans le coup, maintenant il faut savoir si c’est ce coude gauche qui se casse  qui alors casse le poignet ou le poignet qui casse et plie le coude, ou les choses se font ensemble, mais attention ce n’est pas le coude gauche qui se casse car alors la ligne est perdue

donc, ligne derrière sera ligne devant, coude droit qui casse permet de garder la ligne à l’aller donc en backswing et au retour surtout car on ne peut aller en ligne devant si  on n’a pas le coude droit qui se déplie dans la balle, a fortiori si les deux coudes sont pliés au retour c’est perdu

la ligne derrière c’est une impression qu’on garde la ligne, ni trop extérieur ni trop intérieur ni trop en haut ni trop en bas, on garde la ligne, la ligne devant est la ligne derrière, la ligne est la ligne, la ligne n’est pas un plan la ligne derrière sera la ligne du drapeau, la ligne derrière est la ligne du drapeau puisque la ligne va de devant à derrière et que la ligne derrière est la ligne devant, ça y est oui ou non

ligne devant derrière c’est en fait ligne derrière puis plier le coude droit ce qui lève la tête de club, puis  coude qui se tend pour ligne devant, c’est parce que le coude droit s’est plié à la montée qu’il pourra se déplier à l’impact et dans le foreswing et permet de garder ligne devant,

Hébergement photos
noter que seul le coude droit se plie pour remonter la tête de club en cassant le poignet si le coude gauche plie le swing est mort

ligne devant c’est deux bras qui passent et s’envoient en l’air, ligne devant c’est garder la ligne devant, balle droite certitude de drapeau, c’est bras droit qui pousse devant, devant c’est devant dans la ligne, ni plus ni moins

ligne derrière c’est ligne devant, en dehors de la ligne ce n’est plus la ligne, mauvais coude qui plie à l’aller c’est mauvais coude qui plie au retour ce n’est plus la ligne, la ligne c’est le bon coude c’est le bon poignet au bon moment et au retour la ligne c’est la ligne du drapeau et non une autre ligne, c’est donc le bon coude qui s’est plié qui peut se déplier pour pousser et sortir en ligne et en ligne seulement

maintenant reste la question d’ouvrir la hanche au départ, c’est la ligne qui conditionne tout, on ne va pas garder la ligne sans hanches,

Interpol, dernier tuyau

après quatre trous en double boggey à ne plus savoir sur quelle planète j’étais, j’ai relativement et progressivement retrouvé la raison, voilà donc, toujours aussi simplement que possible, du moins pour ma configuration physique car à chacun ses vices et ses qualités, il s’agit en partant de penser au retour, et le retour, un temps je disais privilégier la zone d’impact, essayer d’être au moins dans cette petite zone d’être au mieux et dans les meilleurs conditions pour assurer une frappe correcte, mais je dis mieux, il s’agit de laisser faire à la descente le club et le bras et tout, que le poids de l’ensemble corps bras club inertie continue au mieux sur le point bas, et s’étende à ce moment pour continuer dans cet élan pour se lancer sur la sortie du swing, un point important pour se faire est de monter un peu la tête de club par le mouvement de poignet et non par la cassure du coude, c’est pourquoi je dis monter un peu la tête de club au backswing, un peu car si c’est beaucoup on peut être sûr que c’est le coude qui  a donné le jeu, et alors le retour ne se fera pas correctement.

je résume, monter un peu la tête de club par la cassure du poignet et surtout redescendre en laissant le poids faire et tout lancer à la sortie, et la routine d’avant le coup doit faire cela ce qui est facile sans la balle, et devrait être la même chose avec la balle si on ne pense pas à la balle mais à faire agir le poids et l’inertie donné à la descente du club

Hébergement photos 

ne pas exagérer

voilà, il ne faudrait quand même pas que les gens qui font n’importe quoi pour leur orgueil croit que nous qui pensons à autre chose que paraître et amasser sommes dupes, il voudrait non seulement que nous soyons moins qu’eux et nous le sommes puisque nous ne voulons en rien leur ressembler mais il voudrait que nous ne soyons plus rien et encore moins que rien puisque n’étant comme eux nous ne sommes plus ou il faudrait qu’on leur ressemblât mais en moins en tellement moins que leur prestige dans leur triste domaine en soit revalorisé, comme s’il pouvait y avoir le moindre prestige à briller là où ils brillent et là où il croit qu’ils sont ceux qui brillent le plus, alors je dis que c’est pour eux déjà beaucoup qu’on les laisse vivre comme ils veulent comme des bandits au grand  jour, et il ne faudrait pas qu’ils exagèrent au point de nous exterminer, on les laisse vivre alors qu’ils nous laissent vivre, ils ont tout on n’a presque rien, puisqu’on prend ce dont ils ne veulent pour rien au monde, quantité négligeable nous même et notre vie et notre labeur et notre consommation

Oui il y a du neuf

les pros vous parleront de mille choses dont pas une ne conviendra, alors moi je me rappelle d’un vieux professeur de tennis qui me disait toujours “regarde ta balle”, hé bien on peut commencer le golf ainsi, regarder la balle avant de démarrer le swing, c’est-à-dire regarder la balle quand on est placé et qu’on va dans les trois secondes qui suivent partir, c’est à ce moment qu’on commence à regarder la balle, un peu avant de partir comme je dis, et du moment où on prend toute son energie à regarder la balle c’est fini tout s’arrête et on ne fera plus que regarder la balle, le club est devant la balle à quelques millimètres tout est prêt et l’on se met à regarder la balle, on sent alors que tout s’arrête, c’est maintenant que tout s’arrête que l’attention est polarisée, mais dans le fond c’est ainsi très simple car on n’a qu’une chose à penser et que ce sera toujours plus simple que d’essayer le meilleur truc qui marche mais ne marche jamais quand on s’en sert et toujours quand on s’en sert pas, donc, à partir du moment où on regarde la balle tout est fini, mais on doit s’y tenir, on la regarde et on ne la lâche pas des yeux, ce qui peut arriver de pire c’est de la perdre un très bref instant à la fin du backswing car on est allé un peu loin, aussi ne pas aller trop loin pour ne pas perdre la balle des yeux à cet instant du haut du backswing car il faut impérativement qu’au début du downswing on retrouve la balle et qu’à l’impact on soit dessus, je veux dire que les yeux soient toujours rivés sur la balle, je ne permets qu’ au pire ce petit laisser aller en haut du backswing mais je ne le conseille pas, cela ne sert à rien de quitter la balle des yeux, mais je crois que simplement si on tient la balle sous les yeux dans la seconde qui précède le départ du club hé bien il n’y a alors aucune raison qu’on s’oublie, et inversement si on n’y pense pas dans les dixièmes de secondes qui précède le swing alors il sera impossible de revenir sur la balle avec la tête comme avec les yeux

alors oui c’est du neuf

rien de neuf

Hébergement photosHébergement photosHébergement photosHébergement photosHébergement photosHébergement photos

La supercommunication

on a eu l’époque supersonique mais elle est loin, on a eu le superprésident qui est devenu un superchirac, on a eu un superdéficit qui s’est volatilisé, on a eu une superlutte contre le chomage qui a disparu des écrans radars, on a eu des supercompagnies qui sont  toujours les meilleures du monde, pour dire en un mot que peu importe ce qui se passe, ce qui importe et plus que tout c’est la manière de le dire et toutes les énergies sont focalisées non au résultat ou à l’action ou au but mais comment il faut présenter l’événement. On a eu la présidence de l’Europe pendant six mois et on ne l’aura plus pendant six mois multipliés par 27, autant dire la Saint Glin-Glin mais on a marqué indélébilement notre passage, on en parle encore, et tout ce qui se passera en Europe sera grâce à notre présidence, tous les pays attendraient avec impatience que nous revenions; l’ump gagne les européennes, 28% de 40% c’est un chiffre négligeable par rapport au 60% d’abstention dont personne n’a parlé, les français disent non on n’en tient aucun compte, on refait la même chose on tamponne et on remet aux élections qui va se déplacer sinon les inconditionnels du pouvoir. Il n’est pas étonnant que l’opposition soit disloqué, et qu’on pousse un repris de justice et son “pote” à prendre les rennes de l’opposition à la place de tous les autres, ce n’est pas étonnant qu’on déroute notre esprit critique par de telles manoeuvres, les thèmes précédents qui étaient les bases de la discussions, déficit extérieur, dette, emploi, sont évaporés, on supprime le rmi, on relance le chomage de vrais travailleurs et aide à des emplois qui coûtent très chers et ne servent à rien qu’aux chiffres, un emploi aidé rapporte plus qu’un emploi à perte, d’ailleurs l’emploi à perte va en justice et finit en huissier quand c’est pas en prison alors que l’emploi aidé permet de soumettre la population à des tâches inutiles et surtout maintenir le pouvoir de certains sur d’autres, n’est-ce pas bien l’essentiel. Ainsi en supercommuniquant on manipule comme on veut, et pas on mais bien celui qui dirige.

tom ou tygem

weiqi411.jpg

ab               a passe un tour, b done (accepter le compte)

cd               d  abandonner

tyg4.jpg

a passer un tour, b done (accepter le compte)

Sainct Téon

1899 (SER2,T19,VOL43).
Races Salera, Mezenc, Tarentaise et analogues.
lre CATÉGORIE
Boeufs en paires.
1er Prix M. MICHEL Pierre, aux Estables(Hte-Loire) 100 »
4e — M. MOULARD J-B à Saint-Héand 50 »

7. MM. MOULARD frères, eo-propriétaires aux Maisonnettes,
font valoir une ferme d’environ 25 hectares (10 vaches, 2boeufs,
1 cheval).
Ils ont défriché 2.500m 2 environ qu’ils ont mis en céréales,
la culture est faite d’une façon irréprochable.
Les labours sont parfaits, les blés propres.
Placé à une altitude qui varie entre 750 à 800 mètres, on y
voit une très belle végétation due aux soins de cultivateurs
soigneux et à l’emploi de la poudre d’os.
Le ménage est propre et tenu avec goût.
Le jury vous propose de leur décerner une médaille
d’argent.

10. M. MOULARD Jean-Baptiste, propriétaire à La Roche,
commune de Saint-Héand,
Fait valoir une propriété d’environ 13 hectares pour
lesquels il a 5 vaches, 2 boeufs et 1 cheval.
Il sème environ 50 doubles et en récolte 400.
La Commission tout en constatant le bon état des cultures
invite M. Moulard à être plus soigneux, notamment de la
tenue de son étable ; elle vous propose de lui accorder une
médaille de bronze.

10. M. MOULARD Jean-Baptiste, fermier à Montrond com-
mune de Saint-Héand, depuis 15 ans, pour Mme Laroche de
Lyon, cultive un domaine de 35 hectares environ comprenant
beaucoup d’incultes et de bois, si l’on songe que l’étable n’a
que 11 vaches, 2 génisses et 1 cheval.
Ce fermier dont les fonds sont la plupart montagneux, acci-
dentés, a défriché plus de deux hectares de genêts où nous
avons vu un beau seigle et un champ de pommes de terre en
pleine valeur.
Mme Moulard est une bonne ménagère, ses meubles sont
propres, et elle joint à cette qualité celle de couturière à
temps perdu en faisant de.s vêtements pour ses enfants.
Nous y avons vu une machine à coudre.
M. Moulard est digne d’une médaille de bronze argenté.

Bergers
ROCHETTE Jeanne, bergère depuis 4 ans chez M.
Moulard Joseph, à Orlud, à Saint-Héand 8 »

1860 T4
TROUILLEUX, peintre et dessinateur de fabrique, rue Neuve.

Une lettre de M. Trouilleux faisant aussi connaître sa dé-
mission.

Séance du 5 noTembre 1857.

La séance est ouverte à deux heures et demie, sous la prési-
dence de M. Bayon.

Sont présents : MM. Bayon, Aubin, Philip-Thiollière, Rimaud,
Maurice, d’Albigny, Peyret, Thirault, Rousse, Favrot, Tiblier-
Verne, Trouilleux, Vyal, Joassard, Durieu, Ronchard-Siauve,
Granger, Holstein, Berthon.
1904
Race salera.
lre CATÉGORIE
Boeufs en paires.
1er Prix. M. MOULARD Antoine, àSaint-Héand(Loire)
(Offert par le Gouvernement
de la République) 120 »

Boeufs en paires, appartenant ou issus
de croisements divers.
lBr Prix. Mrae veuve MOULARD, à Saint-Héand (Loire) 85 »

MÉDAILLE DE BRONZE ET TUIME DE 25 FRANCS.
M. eîac«4HeïttOB«ï Fleury, fermier de M. Ravel, au do-
maine des Pâlies.
M.? Michel,- propriétaire au lieu de Nuzi.
M. Guillarme Claude, fermier de M. Moulard, à la Salette.

ARCHtPRÊTRÉ DE Saint-Héand. – Saint-Christôt Quête, 18.

Archiprêtré DE IMontbrison. – Saint-Pierre M. l’abbé Brunner, 5
M. l’abbé Brosse, 20; M. l’abbé Charpy, 10; M. l’abbé Vérot, 10;.
M. l’abbé Moulard, 1897

Un beau succès littéraire.

M. l’abbé Jacques Moulard, licencié ès lettres de notre Faculté
catholique de Lyon, ancien élève et professeur du petit séminaire
de Montbrison, a remporté, le 28 avril dernier, en Sorbonne, un
magnifique succès. Après une soutenance, parfois très mouvemen-
tée, de plus de cinq heures, il a été proclamé docteur ès lettres,
non seulement avec la mention très honorable, mais encore « toutes
les félicitations » du jury.

Ce jury composé de MM. Aulard, président Seignobos, Bloch,
Bourgeois, Cultru, Denis.

On se souvient que M. Moulard avait donné une conférence du
vendredi sur M. de Tournon, préfet dé Lyon. C’était une page dé-
tachée de la grande biographie qu’il a entreprise de ce personnage
remarquable dont on prétend que Napoléon Ier ayant commencé
à lire un rapport diplomatique au lit en passant une manche de
sa chemise de nuit, il le lut jusqu’au bout et il était long – sans
penser à enfiler l’autre. La biographie de Tournon, sera un ouvrage
très considérable M. Moulard ne l’a pas achevée et ses juges de
Sorbonne, pleins de sollicitude, ont adjuré de loin les supérieurs
ecclésiastiques de M. l’abbé Moulard de lui laisser le temps de le
faire. C’est seulement la préfecture de Tournon à Bordeaux (1815-
1823) qui faisait le sujet de la thèse principale récemment admise.

La thèse de M. l’abbé Moulard.

Nous avons annoncé que la thèse de notre ancien étudiant de
la Faculté des Lettres, M. l’abbé J. Moulard, docteur ès lettres,
avait obtenu un « prix Michel Perret ». Voici le rapport de M.Henri
Welschinger, de l’Académie des Sciences morales et politiques.
« Nous arrivons au meilleur ouvrage du concours, le Comte
Camille de Tournon, par l’abbé Jacques Moulard, qui a fait de
cette biographie sa thèse de doctorat. L’auteur a entrepris l’his-
torique de la préfecture de la Gironde sous la Restauration et il a
composé la monographie du comte de Tournon, dont le nom appar-
tient à l’histoire. Les Bordelais qui ont conservé le souvenir de
son excellente administration, le mettent sur le même rang que
l’illustre Tourny, et ce n’est que justice.

On n’a guère écrit jusqu’ici que des généralités sur l’histoire
de la Restauration de 1815 à 1830. Il a paru utile et important
à M. Jacques Moulard d’examiner, à propos d’une préfecture spé-
ciale, en quel état précis la Restauration recueillit l’héritage de
l’Empire et comment elle mérita son beau nom par des réformes
judicieuses et profondes dans les diverses branches de l’Adminis-
tration. « Raconter l’œuvre de Camille de Tournon de 1815 à 1822,
dit-il, c’est redire l’histoire à peu près complète de la Gironde du-
rant ces sept années où il n’y eut rien d’important qui ne ressen-
tît l’élan réformateur de sa débordante activité c’est constater
encore la pitoyable situation où se trouvait le département après
les Cent Jours, comme aussi les bienfaits tangibles de la Restaura-
tion c’est jeter aussi une lumière nouvelle sur plusieurs points
curieux d’histoire générale, tels que l’affaire Clauzel, l’affaire Ran-
don, la manière policière de Decazes, la donation du duc de Ri-
chelieu. »

M. Jacques Moulard a divisé son ouvrage en deux parties lo-
giques La Politique et l’Esprit ‘public, V Administration.
Il a subdivisé aussi la première partie la période d’organisa-
tion, qui comprend l’arrivée de Camille de Tournon à Bordeaux,
un aperçu rapide de l’histoire de la ville depuis 1789, le salut du
général Clauzel arraché à la vindicte populaire et aux fureurs roya-
listes par le nouveau préfet l’arrestation des frères Faucher, le
choix de nouveaux fonctionnaires, le redressement de l’esprit
public par une presse loyale et ennemie de fausses nouvelles, enfin
la constitution de la police urbaine. Vient ensuite « la période orga-
nisée )), qui fait connaître les mesures du préfet contre la famine
de 1816, 1817 et 1818, la répression des actes de pillage et d’émeute
sur les hordes du Ciron, et notamment à Villaudrant l’affaire de
la conspiration bonapartiste dirigée par l’ancien officier de ma-
meluks Randon et la condamnation à mort de cet agent et de ceux
de ses complices, réduits à deux, car Tournon implora et obtint
la grâce de trois condamnés, l’apaisement de l’opinion à la suite
du procès de 1817 et 1818, puis de nouvelles fermentations à Bor-
deaux, au lendemain de la démission de Richelieu et des tenta-
tives diverses d’associations secrètes. Dans cette même période
se trouvent les élections libérales de 1819, puis les mouvements
violents suscités par l’assassinat du duc de Berry, l’effervescence
causée par la discussion de la nouvelle loi électorale, la joie pro-
duite par la naissance du duc de Bordeaux et le nouvel apaisement
qui se produisit après les élections de 1820. Mais, en 1821, devant
le réveil des prétentions des ultras, Tournon juge sa situation très
difficile dans la Gironde et songe à se retirer. Louis XVIII lui de-
mande « en ami d’accepter le poste, plus important encore, de
préfet du Rhône et, le 10 janvier’i82z, sa nomination devient
officielle. Les regrets de toute la Gironde le suivent unanimement
dans sa nouvelle fonction. Rarement agent politique reçut autant
de témoignages émouvants et publics d’estime et de reconnais-
sance. En 1858, le Conseil général vota l’érection de son buste,
à placer dans la salle des délibérations du conseil, hommage par-
ticulier à noter de la part d’une assemblée bonapartiste en l’hon-
neur d’un royaliste avéré.

Dans le livre deuxième, M. Jacques Moulard étudie en détail
l’administration même de Tournon, en ce qui concerne les finances,
les affaires militaires, les travaux publics, le port de Bordeaux et
le port de Libourne, la démolition de la forteresse appelée le Châ-
teau-Trompette, les routes et chemins vicinaux, le palais de jus-
tice, les archives, les voies de navigation, la réparation de la rade
de Bordeaux, la reconstitution des hospices et de l’hôpital Saint-
André, ainsi que des bureaux de bienfaisance, la réforme des pri-
sons, la constitution de mesures importantes d’hygiène publique,
la plantation des landes et le desséchement des marais, la forma-
tion d’une pépinière départementale, la remise en prospérité du
commerce et de l’industrie, la protection donnée aux armateurs et
à la liberté commerciale, les règlements relatifs aux cultes et l’es-
prit de tolérance pour les anciens, la régénération de l’instruction
publique, le réveil des beaux-arts.

En résumé, M. Jacques Moulard, dans cet ouvrage de 580 pages,
a montré, avec une science parfaite et un talent d’exposition des
plus remarquables, l’état déplorable où se trouvait la Gironde
quand y arriva Camille de Tournon et l’état prospère où il la laissa
en 1822. On ne saurait rendre assez hommage à une telle adminis-

Hé bien, dansez maintenant.
La Fontaine.
Hé quoi marque l’étonnement
Hé quoi votre courroux n’a-t-il pas eu son cours ? P
Corneille.