1899 (SER2,T19,VOL43).
Races Salera, Mezenc, Tarentaise et analogues.
lre CATÉGORIE
Boeufs en paires.
1er Prix M. MICHEL Pierre, aux Estables(Hte-Loire) 100 »
4e — M. MOULARD J-B à Saint-Héand 50 »
7. MM. MOULARD frères, eo-propriétaires aux Maisonnettes,
font valoir une ferme d’environ 25 hectares (10 vaches, 2boeufs,
1 cheval).
Ils ont défriché 2.500m 2 environ qu’ils ont mis en céréales,
la culture est faite d’une façon irréprochable.
Les labours sont parfaits, les blés propres.
Placé à une altitude qui varie entre 750 à 800 mètres, on y
voit une très belle végétation due aux soins de cultivateurs
soigneux et à l’emploi de la poudre d’os.
Le ménage est propre et tenu avec goût.
Le jury vous propose de leur décerner une médaille
d’argent.
10. M. MOULARD Jean-Baptiste, propriétaire à La Roche,
commune de Saint-Héand,
Fait valoir une propriété d’environ 13 hectares pour
lesquels il a 5 vaches, 2 boeufs et 1 cheval.
Il sème environ 50 doubles et en récolte 400.
La Commission tout en constatant le bon état des cultures
invite M. Moulard à être plus soigneux, notamment de la
tenue de son étable ; elle vous propose de lui accorder une
médaille de bronze.
10. M. MOULARD Jean-Baptiste, fermier à Montrond com-
mune de Saint-Héand, depuis 15 ans, pour Mme Laroche de
Lyon, cultive un domaine de 35 hectares environ comprenant
beaucoup d’incultes et de bois, si l’on songe que l’étable n’a
que 11 vaches, 2 génisses et 1 cheval.
Ce fermier dont les fonds sont la plupart montagneux, acci-
dentés, a défriché plus de deux hectares de genêts où nous
avons vu un beau seigle et un champ de pommes de terre en
pleine valeur.
Mme Moulard est une bonne ménagère, ses meubles sont
propres, et elle joint à cette qualité celle de couturière à
temps perdu en faisant de.s vêtements pour ses enfants.
Nous y avons vu une machine à coudre.
M. Moulard est digne d’une médaille de bronze argenté.
Bergers
ROCHETTE Jeanne, bergère depuis 4 ans chez M.
Moulard Joseph, à Orlud, à Saint-Héand 8 »
1860 T4
TROUILLEUX, peintre et dessinateur de fabrique, rue Neuve.
Une lettre de M. Trouilleux faisant aussi connaître sa dé-
mission.
Séance du 5 noTembre 1857.
La séance est ouverte à deux heures et demie, sous la prési-
dence de M. Bayon.
Sont présents : MM. Bayon, Aubin, Philip-Thiollière, Rimaud,
Maurice, d’Albigny, Peyret, Thirault, Rousse, Favrot, Tiblier-
Verne, Trouilleux, Vyal, Joassard, Durieu, Ronchard-Siauve,
Granger, Holstein, Berthon.
1904
Race salera.
lre CATÉGORIE
Boeufs en paires.
1er Prix. M. MOULARD Antoine, àSaint-Héand(Loire)
(Offert par le Gouvernement
de la République) 120 »
Boeufs en paires, appartenant ou issus
de croisements divers.
lBr Prix. Mrae veuve MOULARD, à Saint-Héand (Loire) 85 »
MÉDAILLE DE BRONZE ET TUIME DE 25 FRANCS.
M. eîac«4HeïttOB«ï Fleury, fermier de M. Ravel, au do-
maine des Pâlies.
M.? Michel,- propriétaire au lieu de Nuzi.
M. Guillarme Claude, fermier de M. Moulard, à la Salette.
ARCHtPRÊTRÉ DE Saint-Héand. – Saint-Christôt Quête, 18.
Archiprêtré DE IMontbrison. – Saint-Pierre M. l’abbé Brunner, 5
M. l’abbé Brosse, 20; M. l’abbé Charpy, 10; M. l’abbé Vérot, 10;.
M. l’abbé Moulard, 1897
Un beau succès littéraire.
M. l’abbé Jacques Moulard, licencié ès lettres de notre Faculté
catholique de Lyon, ancien élève et professeur du petit séminaire
de Montbrison, a remporté, le 28 avril dernier, en Sorbonne, un
magnifique succès. Après une soutenance, parfois très mouvemen-
tée, de plus de cinq heures, il a été proclamé docteur ès lettres,
non seulement avec la mention très honorable, mais encore « toutes
les félicitations » du jury.
Ce jury composé de MM. Aulard, président Seignobos, Bloch,
Bourgeois, Cultru, Denis.
On se souvient que M. Moulard avait donné une conférence du
vendredi sur M. de Tournon, préfet dé Lyon. C’était une page dé-
tachée de la grande biographie qu’il a entreprise de ce personnage
remarquable dont on prétend que Napoléon Ier ayant commencé
à lire un rapport diplomatique au lit en passant une manche de
sa chemise de nuit, il le lut jusqu’au bout et il était long – sans
penser à enfiler l’autre. La biographie de Tournon, sera un ouvrage
très considérable M. Moulard ne l’a pas achevée et ses juges de
Sorbonne, pleins de sollicitude, ont adjuré de loin les supérieurs
ecclésiastiques de M. l’abbé Moulard de lui laisser le temps de le
faire. C’est seulement la préfecture de Tournon à Bordeaux (1815-
1823) qui faisait le sujet de la thèse principale récemment admise.
La thèse de M. l’abbé Moulard.
Nous avons annoncé que la thèse de notre ancien étudiant de
la Faculté des Lettres, M. l’abbé J. Moulard, docteur ès lettres,
avait obtenu un « prix Michel Perret ». Voici le rapport de M.Henri
Welschinger, de l’Académie des Sciences morales et politiques.
« Nous arrivons au meilleur ouvrage du concours, le Comte
Camille de Tournon, par l’abbé Jacques Moulard, qui a fait de
cette biographie sa thèse de doctorat. L’auteur a entrepris l’his-
torique de la préfecture de la Gironde sous la Restauration et il a
composé la monographie du comte de Tournon, dont le nom appar-
tient à l’histoire. Les Bordelais qui ont conservé le souvenir de
son excellente administration, le mettent sur le même rang que
l’illustre Tourny, et ce n’est que justice.
On n’a guère écrit jusqu’ici que des généralités sur l’histoire
de la Restauration de 1815 à 1830. Il a paru utile et important
à M. Jacques Moulard d’examiner, à propos d’une préfecture spé-
ciale, en quel état précis la Restauration recueillit l’héritage de
l’Empire et comment elle mérita son beau nom par des réformes
judicieuses et profondes dans les diverses branches de l’Adminis-
tration. « Raconter l’œuvre de Camille de Tournon de 1815 à 1822,
dit-il, c’est redire l’histoire à peu près complète de la Gironde du-
rant ces sept années où il n’y eut rien d’important qui ne ressen-
tît l’élan réformateur de sa débordante activité c’est constater
encore la pitoyable situation où se trouvait le département après
les Cent Jours, comme aussi les bienfaits tangibles de la Restaura-
tion c’est jeter aussi une lumière nouvelle sur plusieurs points
curieux d’histoire générale, tels que l’affaire Clauzel, l’affaire Ran-
don, la manière policière de Decazes, la donation du duc de Ri-
chelieu. »
M. Jacques Moulard a divisé son ouvrage en deux parties lo-
giques La Politique et l’Esprit ‘public, V Administration.
Il a subdivisé aussi la première partie la période d’organisa-
tion, qui comprend l’arrivée de Camille de Tournon à Bordeaux,
un aperçu rapide de l’histoire de la ville depuis 1789, le salut du
général Clauzel arraché à la vindicte populaire et aux fureurs roya-
listes par le nouveau préfet l’arrestation des frères Faucher, le
choix de nouveaux fonctionnaires, le redressement de l’esprit
public par une presse loyale et ennemie de fausses nouvelles, enfin
la constitution de la police urbaine. Vient ensuite « la période orga-
nisée )), qui fait connaître les mesures du préfet contre la famine
de 1816, 1817 et 1818, la répression des actes de pillage et d’émeute
sur les hordes du Ciron, et notamment à Villaudrant l’affaire de
la conspiration bonapartiste dirigée par l’ancien officier de ma-
meluks Randon et la condamnation à mort de cet agent et de ceux
de ses complices, réduits à deux, car Tournon implora et obtint
la grâce de trois condamnés, l’apaisement de l’opinion à la suite
du procès de 1817 et 1818, puis de nouvelles fermentations à Bor-
deaux, au lendemain de la démission de Richelieu et des tenta-
tives diverses d’associations secrètes. Dans cette même période
se trouvent les élections libérales de 1819, puis les mouvements
violents suscités par l’assassinat du duc de Berry, l’effervescence
causée par la discussion de la nouvelle loi électorale, la joie pro-
duite par la naissance du duc de Bordeaux et le nouvel apaisement
qui se produisit après les élections de 1820. Mais, en 1821, devant
le réveil des prétentions des ultras, Tournon juge sa situation très
difficile dans la Gironde et songe à se retirer. Louis XVIII lui de-
mande « en ami d’accepter le poste, plus important encore, de
préfet du Rhône et, le 10 janvier’i82z, sa nomination devient
officielle. Les regrets de toute la Gironde le suivent unanimement
dans sa nouvelle fonction. Rarement agent politique reçut autant
de témoignages émouvants et publics d’estime et de reconnais-
sance. En 1858, le Conseil général vota l’érection de son buste,
à placer dans la salle des délibérations du conseil, hommage par-
ticulier à noter de la part d’une assemblée bonapartiste en l’hon-
neur d’un royaliste avéré.
Dans le livre deuxième, M. Jacques Moulard étudie en détail
l’administration même de Tournon, en ce qui concerne les finances,
les affaires militaires, les travaux publics, le port de Bordeaux et
le port de Libourne, la démolition de la forteresse appelée le Châ-
teau-Trompette, les routes et chemins vicinaux, le palais de jus-
tice, les archives, les voies de navigation, la réparation de la rade
de Bordeaux, la reconstitution des hospices et de l’hôpital Saint-
André, ainsi que des bureaux de bienfaisance, la réforme des pri-
sons, la constitution de mesures importantes d’hygiène publique,
la plantation des landes et le desséchement des marais, la forma-
tion d’une pépinière départementale, la remise en prospérité du
commerce et de l’industrie, la protection donnée aux armateurs et
à la liberté commerciale, les règlements relatifs aux cultes et l’es-
prit de tolérance pour les anciens, la régénération de l’instruction
publique, le réveil des beaux-arts.
En résumé, M. Jacques Moulard, dans cet ouvrage de 580 pages,
a montré, avec une science parfaite et un talent d’exposition des
plus remarquables, l’état déplorable où se trouvait la Gironde
quand y arriva Camille de Tournon et l’état prospère où il la laissa
en 1822. On ne saurait rendre assez hommage à une telle adminis-
Hé bien, dansez maintenant.
La Fontaine.
Hé quoi marque l’étonnement
Hé quoi votre courroux n’a-t-il pas eu son cours ? P
Corneille.